11 novembre 2009
Cacher les trous...
Depuis toujours, Merlin a une passion...dévorante pour tout ce qui est en laine.
J'en ai fait les frais il y a peu de temps: un gilet que j'aimais beaucoup a été transformé en gruyère et un petit haut a été sauvagement troué. Voyez plutôt:
Celui-ci étant encore "récupérable", j'ai caché la misère grâce à une petite customisation en feutrine:
Si vous avez un chat vorace, dites-vous que tout n'est pas perdu (ou presque, parce que pour le gilet, il n'y a vraiment plus rien à faire...).
10 novembre 2009
"Tu fais quoi Bérilune?"
Je fabrique des tas de petits bijoux pour une vente au collège au profit du voyage en Grèce (auquel je participe, youpi!), je rattrape les bêtises de Merlin alias "le dévoreur de pulls" et j'essaie de réfréner mes envies de couture...
Je vous montre tout ça bientôt, si le soleil veut bien me prêter un petit rayon...
30 octobre 2009
En promenade
J'aime l'automne, saison où tout, dans la nature, m'émerveille. J'ai envie de balades dans les vergers, dans la forêt, de récoltes de fruits, de chocolat chaud...
Je vous emmène juste au-dessus de chez moi pour une promenade en textes et photos... Prenez le temps de lire, d'observer...
En promenade
On part, guidé par un besoin d’au-dehors, et on est tout de
suite fasciné. La lumière de l’après-midi s’accroche à chaque feuille, chaque
brindille, chaque pierre posée sur le chemin. On a soif de merveilles, on ne va
pas être déçu…
Le ciel, d’un bleu irréel, célèbre les arbres parés de leur
dentelle d’or, dont le vent à peine frais transporte le chant.
Au hasard des chemins, les vignes offrent un cadre au village. Le voyage olfactif commence : odeurs de terre fraîche, d’écorces, des fruits mûrs qui ornent les chemins…
Dans le verger, le paysan a amoncelé les branches mortes pour un feu à venir, sans s’apercevoir que les pommiers lèvent leurs bras gracieux vers le ciel, priant pour survivre à l’hiver.
Plus loin, à l’abri des regards, végétal et barbelé, comme deux amoureux, s’oublient dans une étreinte poétique…
Le soleil joue avec la vigne, offrant aux
feuilles des teintes merveilleuses…

Un trésor fragile, endormi dans le creux du chemin….Que personne n’en piétine la beauté hélas si éphémère…
Sous les bras du père protecteur, des pommes qui personne ne ramassera délivrent leur parfum déjà doucereux. C’est un crève-cœur que de les voir, tapissant le sol et délaissées, vouées à leur destin funeste.
Mais déjà, on aperçoit les Gardiens, sentinelles des vergers. Toujours fidèles au poste, ils observent, impassibles, les promeneurs. Celui qui s’approche verra cependant l’empreinte d’une tristesse indicible au fond de leurs grands yeux et éprouvera l’impression étrange d’y trouver son propre regard…
Que gardent-ils ?
La beauté d’un chemin secret qui mène au village…
Les arbres encore embellis de leurs fruits…
L’harmonieuse splendeur d’un saule qui balance doucement ses branches…
Ou peut-être ce bois amassé, assemblé, empilé, en prévision d’un hiver rude qui balaiera d’un geste la douceur de cet été qui s’attarde…
Non, juste le calme, la tranquillité, la quiétude qui fait
que l’on se retrouve soi-même…
On prend le temps d’écouter la chanson des petits cailloux
du sentier, les cloches de la petite chapelle sur la colline, la vache qui
meugle au loin et le paysan qui rentre des champs sur son tracteur. Et il n’y a
que cela…
Gorgé de ces petits miracles entraperçus, réconcilié avec
ses pensées et son être profond, il faut déjà songer au retour…
On longe le pré, observant avec quelle majesté le chêne
surplombe trois serviteurs condamnés…
On s’offre une dernière vue des vignes…
On se persuade raisonnablement que ces champignons, si parfaits soient-ils, ne sont pas comestibles…
Et on remplit ses poches de petits trésors que le hasard a mis sous nos pas, que l’on admirera affectueusement au retour… Butin modeste, qui pourtant et inexplicablement nous remplit de joie… Le bonheur à portée de main…
27 octobre 2009
Récidive
Je ne me lasse pas de mes sautoirs nacrés! Une nouvelle version, façon "Ciel de pluie"...
21 octobre 2009
Promenade dans les vignes...
La nature se pare de tons rouges et or, tout comme ce sautoir orné de pampilles de nacre. J'adore ces fines pastilles, leurs reflets et leur chant...
17 octobre 2009
Chaussons home made
J'ai enfin réalisé mes propres chaussons à partir d'un patron Tilda issu de ce livre absolument magnifique et génial:
La semelle est faite dans une feutrine très épaisse et le dessus est en faux cuir (Toto tissu). Il me semble que le patron proposé correspond à une pointure 39, mais je n'en suis pas certaine (j'ai fait moult photocopies en faisant varier le taux de reproduction pour pouvoir en faire de plus petits et de plus grands, si bien que je ne retrouvais plus le modèle original...)
Ils semblent bien solides pour le moment et sont surtout très confortables (un peu larges, peut-être...). A retenter, car c'était un coup d'essai et les finitions ne sont pas très réussies!
14 octobre 2009
Reflets du ciel
De la nacre pour un sautoir rien que pour moi, dont les teintes me font bizarrement penser à l'automne...
30 septembre 2009
Rosalie
Un sautoir, pour changer des colliers courts! J'avais envie d'utiliser cette feuille et cette petite rose depuis longtemps mais je ne savais pas trop comment les mettre en valeur... La seule chose qui me gêne, c'est l'aspect trop brillant de la feuille par rapport à la chaîne en laiton oxydé... Je prends donc toute les idées qui me permettraient de "vieillir" cette feuille :-)
Ah, et si vous avez des idées pour teindre des chaussures en cuir retourné, je prends aussi!!!
26 septembre 2009
Liberty addict
Un collier pour les "Liberty addict" qui voudraient compléter leur panoplie fleurie!
22 septembre 2009
C'est l'automne
Chez moi, les matins sont brumeux ces derniers jours... Une impression de froid qui s'insinue dans le paysage et qui me rend légèrement pessimiste... Heureusement, ça ne dure qu'un temps!
Un petit texte écrit au bord du jour...
Au dehors
Au dehors,
c’est gris et sale, comme la fenêtre qui offre son écran au vent frais qui
s’est levé. Des lambeaux de brume se désagrègent doucement à la cime des arbres
tandis que passe le peuple corbeau. Au sol finissent de pourrir les pommes
tombées trop tôt, sur un lit de feuilles rouge et sang. Le vieux cheval courbe
l’échine, cherche en vain un abri sous l’arbre défait de sa parure.
Tout semble
ralenti, alourdi, empêtré dans la boue des chemins, écrasé sous ce ciel gorgé
de la pluie à venir ; les humains ont construit leurs barricades de
chaleur intérieure, faisant chanter le feu dans les poêles et cheminées.
La nuit
arrive déjà ; on sait qu’il va falloir renoncer à l’air doux du matin, aux
repas pris sur l’herbe, aux soirées interminables bercées par le chant des
grillons, aux tenues légères et aux grillades-crudités. On ressort sans entrain
les pulls en laine, on remplace les sandales par les bottes, on se met à penser
« soupes » et repas montagnards. Déjà…
Dans les
bois, cependant, des trésors se préparent en cachette, s’abreuvant à la pluie et grandissant du moindre
rayon de soleil.
Il restera
de belles journées d’automne pour partir à leur rencontre et revenir heureux,
le bras chargé d’un plein panier de merveilles… Odeurs de champignons, de
marrons chauds, de noisettes et de noix…













































