13 février 2007
Mr Vertigo
Lorsque je choisis un livre, je suis toujours à la recherche d'une écriture neuve, libre, attachante ou révolutionnaire.L'histoire peut être formidable, si l'écriture ne suit pas, j'ai du mal à aller jusqu'au bout, ou bien je referme le tout en me disant "bof", ou "mouais"...
Quand j'ai lu la 4e de couverture de ce roman, j'ai immédiatement voulu tout lire. Et vraiment, je n'ai pas été déçue. Alors, rien que pour le plaisir de vous le faire connaître si vous ne vous y êtes pas encore plongé(e)s:
Quatrième de couverture
" J'avais douze ans la
première fois que j'ai marché sur l'eau. L'homme aux habits noirs
m'avait appris à le faire, et je ne prétendrai pas avoir pigé ce truc
du jour au lendemain. Quand maître Yehudi m'avait découvert, petit
orphelin mendiant dans les rues de Saint Louis, je n'avais que neuf
ans, et avant de me laisser m'exhiber en public, il avait travaillé
avec moi sans relâche pendant trois ans. C'était en 1927, l'année de
Babe Ruth et de Charles Lindbergh, l'année même où la nuit a commencé à
envahir le monde pour toujours. J'ai continué jusqu'à la veille de la
Grande Crise, et ce que j'ai accompli est plus grand que tout ce dont
auraient pu rêver ces deux cracks. J'ai fait ce qu'aucun Américain
n'avait fait avant moi, ce que personne n'a fait depuis. "
Précipité
par ce premier paragraphe dans un récit d'une prodigieuse virtuosité
narrative - les modèles d'Auster furent Grimm et Andersen - le lecteur
découvre, du Ku Klux Klan au gangstérisme, quelques facettes étranges
de cette Amérique que l'écrivain n'a pas fini de nous révéler.



